Communiqué de presse

Communiqué de presse TerraStab

Le retrait-gonflement des argiles (RGA) change de dimension. Longtemps traité comme un phénomène "local", il s'impose désormais comme un risque structurel du bâti, alimenté par la répétition d'épisodes de sécheresse et de réhydratation. La mise à jour 2025 de la carte nationale d'exposition au RGA, mise en consultation publique fin 2025, met des chiffres sur cette bascule : davantage de territoires classés en exposition "moyenne" ou "forte", et davantage de maisons individuelles concernées.

Évolution de la carte du risque RGA en France entre 2019 et 2025
Évolution de la carte d'exposition au retrait-gonflement des argiles en France entre 2019 et 2025 – Source : BRGM / Géorisques

Une carte, deux lectures : du sol "sensible" au territoire réellement sinistré

Pour comprendre ce que raconte la carte 2025, il faut rappeler l'évolution des méthodes publiques. Pendant des années, le BRGM a diffusé une cartographie de l'aléa RGA, construite progressivement. Cette approche décrivait surtout la susceptibilité géologique des sols. Les statistiques publiques basées sur ces travaux indiquaient déjà un phénomène massif : environ un cinquième des sols métropolitains en aléa fort ou moyen, et environ 4 millions de maisons individuelles concernées (selon périmètres et millésimes).

Avec la loi ELAN, changement de philosophie : la référence devient la carte d'exposition, conçue pour refléter non seulement la sensibilité des sols, mais aussi la sinistralité observée. Le BRGM annonce en 2019 le passage de la carte d'aléa à la carte d'exposition, et l'ensemble est ensuite encadré par l'arrêté du 22 juillet 2020, qui fixe les zones exposées servant de base aux obligations constructives.

2020 : déjà près d'une maison sur deux concernée… et la moitié du pays en zone "moyenne/forte"

La carte ELAN (mise en œuvre réglementairement en 2020) a constitué un premier choc statistique. Les travaux publics associés indiquent qu'environ 48% du territoire métropolitain se situe en exposition moyenne ou forte. Côté logement, l'ordre de grandeur est tout aussi parlant : environ 10,4 millions de maisons individuelles, soit près de 54% du parc de maisons, se trouvent dans ces zones.

Autrement dit, le RGA sortait déjà du registre de l'"exception géotechnique" : il devenait une réalité de masse pour l'habitat individuel, avec des implications directes sur la prévention, les travaux, et l'assurabilité.

2025 : un saut d'échelle documenté par la consultation publique

La mise à jour 2025 va plus loin. Selon la note de présentation soumise à consultation, la part du territoire classé en exposition moyenne ou forte passerait de 48% à 55%. Le mouvement est encore plus frappant lorsqu'on regarde le bâti : la note annonce 12,1 millions de maisons individuelles en exposition moyenne ou forte, soit 61,5% du parc. Le document compare cette valeur à la situation précédente (environ 10,3 M et 52,5% dans le cadre du calcul de la consultation).

Ces chiffres ne racontent pas seulement une "reclassification administrative". Ils reflètent la volonté d'intégrer davantage le signal des années récentes. Le dossier de consultation souligne qu'environ 240 000 sinistres RGA auraient été recensés entre 2018 et 2022, ce qui représenterait 58% des sinistres enregistrés depuis 1989. En clair : une part majeure des dommages s'est concentrée sur une période courte, ce qui pèse mécaniquement sur la lecture de l'exposition.

Des régions particulièrement impactées, un phénomène désormais interrégional

La note de présentation 2025 illustre l'évolution par des exemples régionaux. Elle met en avant une hausse de la part de superficie classée "moyenne + forte" dans plusieurs grandes régions, notamment :

Évolution régionale (part de superficie en "moyenne + forte") :

  • Grand Est : 53% vs 41%
  • Bourgogne-Franche-Comté : 74% vs 58%
  • Auvergne-Rhône-Alpes : 49% vs 33%
  • Centre-Val de Loire : 90% vs 82%

Même si ces chiffres ne couvrent pas toutes les régions dans le texte, ils donnent un signal clair : l'extension du risque n'est pas marginale, et elle concerne des bassins très différents.

Le RGA devient central dans l'économie du "Cat Nat"

Au-delà des cartes, la consultation 2025 rappelle l'ampleur économique du phénomène. Selon la note, le RGA représentait environ 25–35% des coûts du régime Cat Nat sur 2010–2016, contre 70% sur les cinq dernières années (environ 1,1 Md€ par an). Elle cite aussi un coût de plus de 3,5 Md€ pour la seule sécheresse 2022. Ce changement de régime économique explique pourquoi la cartographie (et les obligations associées) devient un sujet majeur pour l'ensemble de la chaîne : propriétaires, collectivités, assureurs, acteurs du bâtiment.

Des données désormais exploitables localement (départements, zooms, SIG)

La valeur d'une carte nationale tient aussi à son usage opérationnel. Les jeux de données associés à la carte d'exposition "en vigueur" et au "projet 2025" sont mis à disposition sur Géorisques, notamment en formats SIG, ce qui permet des analyses à l'échelle départementale et des exploitations territoriales plus fines (aménagement, prévention, diagnostics de parc).

Chiffres clés (France métropolitaine)

Carte ELAN 2020 :

  • • Territoire en exposition moyenne ou forte : 48%
  • • Maisons individuelles concernées : ≈ 10,4 millions (≈ 54%)

Mise à jour 2025 (consultation publique) :

  • • Territoire en exposition moyenne ou forte : 55% (vs 48%)
  • • Maisons individuelles concernées : 12,1 millions (61,5%) (vs 10,3 M / 52,5%)

Sinistralité récente :

  • • Sinistres RGA 2018–2022 : ≈ 240 000, soit 58% des sinistres depuis 1989

Impact économique :

  • • Poids du RGA dans les coûts Cat Nat : 70% sur les cinq dernières années (≈ 1,1 Md€/an)
  • • Coût de la sécheresse 2022 : > 3,5 Md€

Exemples d'évolution régionale (part de superficie en "moyenne + forte", 2025 vs carte en vigueur) :

  • • Grand Est : 53% vs 41%
  • • Bourgogne-Franche-Comté : 74% vs 58%
  • • Auvergne-Rhône-Alpes : 49% vs 33%
  • • Centre-Val de Loire : 90% vs 82%

La solution TerraStab : un système de stabilisation hydrique intelligent

Face à l'ampleur du risque RGA, TerraStab propose une solution innovante de stabilisation hydrique des sols argileux, basée sur un système connecté de monitoring et d'irrigation ciblée.

Vue en coupe technique du système TerraStab - Détail de l'installation souterraine avec capteurs et système d'irrigation
Vue en coupe du système TerraStab : capteurs d'humidité enterrés et système d'irrigation pour maintenir l'hydratation constante du sol argileux sous les fondations
Installation TerraStab in situ autour d'une maison - Vue d'ensemble du système de protection contre le RGA
Installation TerraStab in situ : le système s'intègre discrètement autour de la maison pour protéger les fondations du retrait-gonflement des argiles

À propos de TerraStab

TerraStab est une startup française spécialisée dans les solutions connectées de protection des habitations contre le retrait-gonflement des argiles (RGA). Grâce à son système de monitoring intelligent et à son expertise géotechnique, TerraStab accompagne les propriétaires dans la prévention et la stabilisation de leur bâti face aux risques liés aux sols argileux.

Pour plus d'informations : www.terrastab.fr

Contact presse

Pour toute demande d'information complémentaire ou d'interview, merci de contacter :
Email : contact@terrastab.fr