Comparatif solutions10 février 2026

Pourquoi les micropieux coûtent 50 000 € alors qu'une solution préventive en coûte 5 000 ?

La reprise en sous-œuvre est souvent présentée comme la solution ultime contre le RGA. Elle l'est — mais à un coût qui aurait pu être évité dans la grande majorité des cas. Voici pourquoi, et comment.

Le paradoxe du propriétaire face au RGA

La logique humaine face aux risques est bien documentée : on préfère ne rien faire tant qu'un problème n'est pas visible. C'est particulièrement vrai pour le RGA, dont les dégâts s'accumulent sur des années avant de devenir alarmants.

Résultat : la grande majorité des interventions sur les fondations liées au RGA sont curatives. On répare après. On dépense massivement après. Alors qu'une intervention préventive, faite au bon moment, coûte 10 à 20 fois moins cher.

Selon les données de la Caisse Centrale de Réassurance (CCR), le coût moyen d'un sinistre RGA indemnisé est de 18 000 €. Le coût moyen d'une solution préventive efficace : 4 500 €.

Ce que coûte vraiment une reprise en sous-œuvre

Les micropieux — technique de référence pour la reprise en sous-œuvre des fondations — impliquent un chantier lourd. Une foreuse doit accéder à l'intérieur de la maison, percer les dalles, forer jusqu'à 15–20 mètres de profondeur pour atteindre une couche géologique stable, puis couler du béton armé.

Micropieux (maison 100 m²)

20 000 – 60 000 €

Micropieux (maison 150 m²+)

50 000 – 100 000 €

Injection de résine expansive

5 000 – 30 000 €

Régulation hydrique (TerraStab)

2 000 – 8 000 €

À cela s'ajoutent les coûts indirects : relogement temporaire pendant le chantier (2 à 6 semaines), remise en état des dalles et revêtements de sol perforés, honoraires de maîtrise d'œuvre, et souvent des imprévus liés à la découverte de l'état réel des fondations existantes.

Dans les cas les plus graves, le coût total peut dépasser les 100 000 euros. Et la reprise en sous-œuvre, aussi efficace soit-elle mécaniquement, ne prévient pas la dégradation continue de la structure déjà fragilisée.

Ce que coûte une solution préventive efficace

La prévention du RGA repose sur un principe simple : si l'humidité du sol argileux reste stable tout au long de l'année, le sol ne se rétracte pas, ne gonfle pas, et les fondations ne bougent pas.

Les solutions préventives modernes — comme la régulation hydrique connectée proposée par TerraStab — consistent à installer des capteurs d'humidité dans le sol et un système d'irrigation automatique qui s'active dès que la teneur en eau descend sous un seuil critique.

Exemple concret : une maison de 120 m² en zone de risque moyen (Essonne, Gironde, Loiret...) peut être équipée d'un système de surveillance et régulation pour 3 500 à 6 000 euros, pose comprise. L'entretien annuel est inférieur à 200 euros. Sur 10 ans, le coût total reste inférieur au seuil de déclenchement d'un sinistre moyen.

Pourquoi les propriétaires attendent-ils si longtemps ?

Plusieurs mécanismes psychologiques et pratiques expliquent l'inaction face au risque RGA :

  • L'invisibilité du risque

    Contrairement à une inondation, les dégâts du RGA s'accumulent lentement. Les premières fissures sont souvent attribuées au « tassement normal » de la maison ou à des variations saisonnières normales.

  • Le biais de présent

    Dépenser 5 000 € aujourd'hui pour éviter 50 000 € dans 5 ans est mathématiquement évident, mais psychologiquement difficile. On préfère reporter.

  • Le manque d'information

    La plupart des propriétaires n'ont jamais entendu parler du RGA lors de l'achat de leur bien. Les diagnostics immobiliers obligatoires ne l'intègrent pas toujours de façon suffisamment explicite.

  • L'espoir que « ça ne s'aggrave pas »

    Une fissure stabilisée pendant un hiver humide peut rassurer à tort. Le cycle reprend dès la sécheresse suivante, souvent plus intensément.

Le calcul qui devrait tout changer

Voici une comparaison simple, appliquée à une maison de 130 m² en zone de risque moyen, construite sur argile dans les années 1980 :

ScénarioCoûtRésultat
Rien faire → sinistre en 8 ans35 000 – 80 000 €Réparation, dépréciation du bien
Solution préventive (année 1)4 500 – 7 000 €Fondations stables, valeur préservée

La conclusion est sans appel. La question n'est pas de savoir si la prévention vaut le coût — elle vaut toujours le coût. La question est de savoir si l'on agit maintenant ou si l'on attend que le problème devienne inévitable.

Votre maison est-elle exposée ?

Vérifiez votre niveau de risque RGA gratuitement en 30 secondes. Un expert vous contacte sous 24h si nécessaire.

Pour aller plus loin

Cet article vous a été utile ?Partager sur LinkedIn